Le projet

LE PROJET DE REHAUSSE DE LA DIGUE DE MONTBEL EST-IL TOUJOURS D’ACTUALITE ?

Il ne s’agit pas d’une rehausse de la digue mais d’une rehausse du niveau d’eau dans le barrage. Ce projet avait été initialement évoqué pour optimiser les ouvrages existants et la capacité de stockage. A ce jour, ce projet n’est pas à l’étude car il nécessiterait des expertises complémentaires trop lourdes.

QUEL EST LE PLAN DE FINANCEMENT DU PROJET ?

Le montant des travaux peut varier selon les dimensions de l’adducteur et la sécurisation de la prise d’eau : ce  montant sera précisé à l’issue de la procédure règlementaire. Le soutien de l’Agence de l’Eau Adour Garonne et de la Région pourrait s’élever à 70 %. Les 30 % restant seraient pris en charge par le Département de l’Ariège, maître d’ouvrage des travaux.

LES AGRICULTEURS QUI IRRIGUENT PARTICIPENT-ILS AU FINANCEMENT DU PROJET ?

Les irrigants payent l’eau consommée à L’Institution de Montbel et s’acquittent également d’une redevance auprès de l’Agence de l’Eau et de l’Organisme Unique. Ils ne participent pas directement au financement des travaux de l’adducteur Touyre.

LE PROJET SERA SUBVENTIONNE MAIS AU FINAL, C’EST LE CONTRIBUABLE QUI PAYE D’UNE FAÇON OU D’UNE AUTRE.

Le contribuable, dans ce cas, est très majoritairement extérieur à notre Département : il habite Toulouse, Agen ou Bordeaux et va bénéficier des masses d’eau ainsi lâchées. Il est légitime qu’il s’acquitte d’une contribution qui lui permet de vivre à côté d’une rivière vivante et de disposer de l’eau pour ses différents usages.

EFFORT DE SOLIDARITE AMONT-AVAL POUR QUELS BESOINS ?

Le territoire Adour-Garonne, qui s’étend sur les deux anciennes régions Midi-Pyrénées et Aquitaine, devrait être, selon plusieurs études (Garonne 2050 notamment), l’un des plus impactés par le réchauffement climatique. Il est également celui où la population devrait croître fortement ces prochaines décennies : hausse évaluée à 1,5 million d’habitants sur l’axe Toulouse-Bordeaux d’ici 2030 (INSEE). Avec une augmentation de la température de 2°C à l’horizon 2050, il manquerait un peu plus d’un milliard de mètres cubes d’eau, soit presque la moitié de ce qui est consommé annuellement (2,5 milliards m3/an).

LE PROJET IMPLIQUE LA GESTION « MARCHANDE » DE L’EAU

FAUX – On ne vend pas l’eau ! L’eau est un bien commun qui n’a pas de valeur marchande : seul le service rendu est facturé (gestion, prélèvement, transport, distribution, …).

LE PROJET N’APPORTERA RIEN A L’ARIEGE, IL N’Y AURA QUE DES BENEFICIAIRES LOINTAINS

FAUX – L’eau apportée par le Touyre a pour but de sécuriser les usages prioritaires du barrage (étiage, irrigation) et de favoriser le développement du tourisme et de l’économie locale.

LE PROJET FAIT PERDRE AUX ARIEGEOIS LE CONTROLE DE L’EAU

FAUX – Le Département a négocié et obtenu la Maîtrise d’Ouvrage de l’opération et la propriété de l’ouvrage.

C’EST LA NATURE MEME DE MONTBEL, QUI A ETE CONSTRUIT POUR L’IRRIGATION, D’ETRE PLEIN AU PRINTEMPS ET VIDE ENSUITE

VRAI, en partie - Le barrage a été construit pour le soutien d’étiage auquel il contribue de deux façons, en compensant les prélèvements des irrigants qui sont identifiés, et en compensant les aléas de la météo. Les lâchers permettent ainsi de maintenir un débit plus confortable pour l’Hers, l’Ariège et la Garonne.

La période d’irrigation s’achève en août, les lâchers de septembre et d’octobre sont uniquement destinés au soutien d’étiage « météorologique » de nos rivières.

Le barrage n’est jamais vide puisqu’est maintenue chaque année une réserve annuelle de 18 Mm3 dont une réserve de salubrité de 8 Mm3 permettant de maintenir la vie aquacole.

Enfin, avec une réserve totale d’eau de 60 Mm3, il est possible d’avoir une gestion plus pertinente du barrage de Montbel que ce « rempli-vidé ». Ce n’est pas la même chose de passer de 60 Mm3 à 30 Mm3 que de passer de 40 Mm3 à 10 Mm3, ni pour l’environnement, ni pour les activités autour du lac.

INTERET DU PROJET / VOLET HOTELIER ET PATRIMONIAL

Voie verte et tour du lac de Montbel

Plan d’eau et développement nautique (PDRN)

Développement de l’offre d’hébergement hôtelier