L’Agriculture et l’Irrigation

OPPORTUNITE DE L’IRRIGATION DE TERRAINS CONSTITUES DE GALETS DANS LA PLAINE DE PAMIERS.

L’Organisme Unique a procédé à la mise en place de sondes tensiométriques pour mieux réguler l’irrigation. L’utilisation de ratios par type de culture et type de sol a été mise en place en 2009 en Ariège et étendue depuis 2013 à l’ensemble du périmètre (Aude, Haute-Garonne).

C’est grâce à l’irrigation qui sécurise une partie de leur production sur ce secteur que de petits exploitants peuvent retirer un revenu alors qu’avant ils pouvaient à peine vivre de leur travail.

SERA-T-IL POSSIBLE DE REALISER DE L’IRRIGATION EN LIGNE PAR LA CONDUITE DE L’ADDUCTEUR ?

Ceci n’est pas prévu et difficile techniquement. Les prélèvements d’eau sur le Touyre se feraient de novembre à juin, hors période d’irrigation.

LE PROJET FAVORISERA NOTAMMENT LES CULTURES GOURMANDES EN EAU

FAUX -  Le projet sécurise les usages prioritaires actuels à volume constant. L’Organisme Vallée de l’Ariège, responsable de la gestion collective des prélèvements d’eau pour l’irrigation assure la maîtrise des prélèvements pour une utilisation durable de la ressource fondée sur une protection à long terme des masses d’eau.

L’IRRIGATION SUR LE TOUYRE

Actuellement, 5 exploitants sont recensés par l’Organisme Unique Vallée de l’Ariège : 9 points de prélèvements pour 100 ha irriguées et 100 000 m3 consommés en moyenne.

IL N’Y AURA PAS DE SURFACE IRRIGUEE SUPPLEMENTAIRE MALGRE UN VOLUME DISPONIBLE PLUS IMPORTANT

VRAI Le projet vise à sécuriser les volumes règlementaires, sans dépassement et à les gérer au mieux au regard des dispositifs mis en place par l’Organisme Unique, c’est-à-dire le Département (ratios, modernisation du matériel d’irrigation, amélioration de la connaissance des besoins des plantes – sondes tensiométriques – pratiques d’agro-écologie, …).

MALGRE LE DEFICIT DE REMPLISSAGE OBSERVE NOTAMMENT EN 2017, AUCUNE RESTRICTION N’A ETE IMPOSEE SUR LES USAGES AGRICOLES

FAUX A plusieurs reprises, il y a eu des restrictions et il est normal, compte tenu du système Montbel actuel, que dans les périodes de déficit, ce soit l’étiage « météorologique » qui soit priorisé au détriment des usages agricoles. Durant ces périodes, l’Etat prend la main et impose des tours d’eau conformément à l’arrêté cadre sécheresse en vigueur.

Ainsi en 2017, dès le 15 juin, des tours d’eau ont été imposés sur le bassin versant de l’Hers Vif allant de 1 jour sur 4 à 1 jour sur 2. En parallèle, le DOE (Débit d’Objectif d’Etiage) de Calmont et la consigne d’Auterive ont été abaissés au niveau du débit d’alerte, soit de 3.5 à 2.8 m3/s pour Calmont et de 17 à 13.6 m3/s pour Auterive.

Constituer une réserve interannuelle grâce au Touyre, c’est préserver la rivière Hers.

LES PRATIQUES AGRICOLES EVOLUENT EN ARIEGE

VRAI De nouvelles techniques agricoles, appelées Techniques Culturales Simplifiées (TCS) plus largement inclues dans l’Agriculture de Conservation des Sols (ACS) ont ainsi vu le jour.

Un pilier essentiel de l’ACS, et un point commun aux différentes TCS, est la couverture végétale des sols, faisant succéder cultures et couverts végétaux d’intercultures, mais également cultures associées ou plantes compagnes des cultures.

La Chambre d’Agriculture de l’Ariège travaille sur ces thématiques à travers la mise en place d’un GIEE (Groupement d’Intérêt Economique et Environnemental) depuis 2015 nommé “Conser’sols“. Structuré autour d’une association de 31 agriculteurs, ce GIEE travaille sur l’ACS, avec des pratiques culturales diversifiées.

A travers le programme Ecophyto, un groupe intitulé “Couverts sols“ a été monté en 2018 pour travailler sur les alternatives à l’utilisation des produits phytosanitaires et les couverts végétaux.

En 2017, la Chambre d’Agriculture de l’Ariège a également mis en place un Groupe Opérationnel - Projet Européen (GO-PEI) intitulé « Rotations Objectif 4/1000 et amélioration de la fertilité des sols en grandes cultures dans le sud-ouest ». Ce GO-PEI regroupe l’INRA, les instituts techniques Terres Inovia et Arvalis, ainsi que les agriculteurs de l’association Conser’sols et les techniciens de la Chambre d’Agriculture. Dans le cadre de ce projet, de nouvelles pratiques culturales (diversification des rotations, développement des cultures associées et des couverts végétaux…) sont testées et des échanges de matières organiques (effluents d’élevage, paille) entre éleveurs et céréaliers sont développés en Ariège.

LES IRRIGANTS SONT FORMES

VRAI La Chambre d’Agriculture de l’Ariège organise chaque année des formations à destination des agriculteurs et des salariés agricoles, en partenariat avec les Chambres d’Agriculture des Hautes-Pyrénées et du Gers.

En productions végétales, les thématiques abordées dans ces formations sont diverses : approches agronomiques, stratégies de fertilisation, gestion du travail du sol, machinisme, irrigation.

DES ACTIONS SONT MISES EN PLACES POUR AMELIORER OU MODIFIER L’IRRIGATION

VRAI Durant la campagne d’irrigation, du 15 juin au 15 septembre, une quinzaine de bulletins de conseil irrigation sont envoyés chaque semaine par mail aux irrigants et mis en ligne sur le site internet de la Chambre d’Agriculture de l’Ariège.

A partir des données climatiques et des consommations des cultures, des conseils spécifiques par cultures sont donnés aux irrigants en grandes cultures: maïs grain et maïs ensilage, maïs semences, soja, tournesol, sorgho. Chaque semaine, un message spécifique est également transmis, selon plusieurs thématiques : matériel, stratégies d’irrigation, optimisation des apports, décision de l’arrêt de l’irrigation…

Ce conseil s’appuie également sur les observations d’un réseau de parcelles de référence en maïs, blé tendre, blé dur, et soja, sur lesquelles ont été installées par l’Organisme Unique, des stations de sondes tensiométriques permettant de mesurer en temps réel l’état hydrique des sols et ainsi d’affiner les besoins des plantes.

Ces stations de sondes tensiométriques sont financés par les irrigants eux-mêmes, à travers les redevances qu’ils versent chaque année à l’OUGC “Vallée de l’Ariège“.

Enfin, depuis 2018, un bulletin d’informations hydrologiques est également publié en parallèle du bulletin de conseil irrigation. Ce bulletin fournit aux agriculteurs irrigants des informations hebdomadaires sur l’état des ressources en eau (état des réserves destinées à l’irrigation, réalimentation et débits des cours d’eau).

 

Le CD09 accompagne la mise en place de ces mesures et soutient l’animation de ces dispositifs à travers une convention de partenariat.

LA CULTURE DU MAÏS EST EN CONSTANTE AUGMENTATION SUR NOTRE DEPARTEMENT

FAUX Concernant la culture du maïs, qui représente 76% des surfaces irriguées, une diminution de près de 18 % des surfaces a été observée sur les 4 années de fonctionnement de l’Organisme Unique (passant de 13 356 ha à 10 897 ha ).