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COMMENT FONCTIONNE LE « SYSTEME MONTBEL » ? LA REPARTITION DES EAUX

La retenue de Montbel est gérée conjointement par les Départements de l’Ariège (50%), de l’Aude (25%) et de la Haute-Garonne (25%) dans le cadre de l’Institution Interdépartementale de l’Aménagement du Barrage de Montbel (IIABM), sous la maîtrise de laquelle il a été construit.

La répartition des volumes s’opère entre les vecteurs Hers-Ariège et Hers Lauragais de la façon suivante :

LE SOUTIEN D’ETIAGE DE LA GARONNE PAR LES BARRAGES EDF, DE MONTBEL ET DE FILHET

Le dispositif actuel de soutien d’étiage de la Garonne, géré par le SMEAG, s’appuie notamment sur 3 sources de réalimentation :

  • les ouvrages hydroélectriques d’Izourt, de Gnioure, de Laparan et de Soulcem (dites IGLS) pour 46 Mm3 et le lac d’Oô pour 5 Mm3
  • le barrage de Montbel (jusqu’à 7 Mm3 non garantis à compter du 15/09)
  • le réservoir de Filhet (1 Mm3 dès le 1er juillet).

LA CENTRALE DE GOLFECH A UN EFFET SUR LES ETIAGES DE LA GARONNE

FAUX. La centrale de Golfech possède 2 tranches de 1 300 MW chacune. Pour son refroidissement, elle utilise l’eau qu’elle prélève dans la Garonne : 7.3 m3/s pour les 2 tranches en fonctionnement. Seule une fraction de ce prélèvement est évaporée (1.6 m3/s pour 2 tranches), ce qui constitue alors une consommation d’eau : cette consommation correspond au panache de vapeur d’eau que l’on voit au niveau des aéro-réfrigérants).

La question de l’impact potentiel de la centrale sur les étiages de la Garonne a été traitée dès sa conception, notamment à travers la « Convention Lunax », signée par l’Etat, la CACG et EDF en 1987 et qui prévoit:

  • le financement par EDF d’une tranche de 10 Mm3 dans la retenue CACG de Lunax, sur la Gimone (capacité totale de 24 Mm3),
  • la compensation intégrale des débits évaporés par la centrale de Golfech à partir de cette retenue de Lunax dès lors  que le débit de la Garonne passe sous les 85 m3/s (DOE à Lamagistère) durant la période d’étiage (01/07 au 31/10).

De plus, si le volume des 10 Mm3 s’avérait insuffisant, EDF s’engage à lâcher un volume supplémentaire à hauteur de 5 Mm3 à partir de ses retenues hydroélectriques en amont. En pratique, depuis que la convention est mise en œuvre, cette situation ne s’est pas produite et les 10 Mm3 ont toujours été suffisants pour compenser l’évaporation.

LA GANGUISE (44.6 MM3) – PROPRIETAIRE : REGION OCCITANIE / CONCESSIONNAIRE JUSQU’EN 2031 : BRL

  • 1ère période [1980-1992]  : capacité utile de 22 Mm3, apports par les excédents de la Montagne Noire et le bassin versant (≈ 5 Mm3)
  •  2ième  période [1993 - 2005]  après la construction de l’AHL (adducteur Hers Lauragais) : capacité utile de 22 Mm3, apports par les excédents de la Montagne Noire et le bassin versant (≈ 5 Mm3) ainsi que par les quotas de l’Aude et la Haute Garonne via l’AHL (Montbel, 24 Mm3)
  •  3ième  période [2005 à ce jour]  après la rehausse de la Ganguise : capacité utile de 42 Mm3, apports par les excédents de la Montagne Noire et le bassin versant (≈ 5 Mm3) ainsi que par les quotas de l’Aude et la Haute Garonne via l’AHL (Montbel).

LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET TOURISTIQUE FAVORISE PAR LE PROJET DESEQUILIBRERA LA COEXISTENCE DES USAGES ACTUELS

FAUX. Dans le cadre de la concertation, le Département s’attache à développer avec les partenaires locaux divers projets d’investissement et de développement connexes à ces travaux.

LE SCANDALE EN 2000 DE LA CONSTRUCTION DE LA RETENUE DU COL DEL FOUR POUR ALIMENTER LE TOUYRE : UN PROJET PORTE PAR LE CD09 QUI AVAIT COUTE 1.7 M€ DE TRAVAUX POUR RIEN

Ce projet n’a jamais été porté par le Conseil Départemental de l’Ariège. Le Maître d’Ouvrage de cette opération était le Syndicat Intercommunal d’Assainissement de Lavelanet. Le Maître d’œuvre concessionnaire d’aménagement était la Compagnie d’Aménagement des Coteaux de Gascogne (CACG).

Le CD09 était techniquement opposé à sa réalisation, non pas pour des raisons de perméabilité ou d’imperméabilité de l’ouvrage mais, d’abord, parce que la ressource à cet endroit est largement insuffisante et la conception sur ce plateau, surprenante. C’est la raison pour laquelle la participation du CD09 a été réduite. C’est pour ces mêmes motifs que le SMDEA a refusé de prendre cet ouvrage dans ses compétences lors de l’adhésion du SIAL en son sein, en 2005.

LE NOMBRE DE M3 DERIVES DEPUIS L’HERS ET ENTRANT DANS MONTBEL, ANNEE APRES ANNEE DEPUIS SA CREATION, EN DISTINGUANT D’UNE PART LES VOLUMES ENTRES DU 1ER NOVEMBRE AU 30 JUIN, ET D’AUTRE PART, LES VOLUMES ENTRES ENTRE LE 1ER JUILLET ET LE 31 OCTOBRE.

Concernant les volumes entrants, leur historique depuis la création du barrage est disponible dans le rapport concernant l’étude de préfaisabilité et téléchargeable sur le site internet du Département à la rubrique « Information et Participation du Public  », dans ‘Documents à télécharger’ .

Concernant les volumes entrants durant la période du [1er juillet au 31 octobre], ils sont en moyenne sur la période [1984-2017] de 0.9 Mm3. Dont :

-       16 années sur 33, sans aucun volume entrant,

-       11 années sur 33 avec un volume entrant inférieur à 1 Mm3

-       4 années avec un volume de 14.4 Mm3 (1992), 3.5 Mm3 (1993), 3.4 Mm3 (2011) et 4.3 Mm3 (2013).

Il est à noter toutefois que le plan d’eau subit une évaporation durant les périodes estivales, pouvant aller jusqu’à 2 voire 3 Mm3 (1.8 mm3 en 2018).

L’ETAT D’AVANCEMENT DES PROJETS D’AMENAGEMENTS TOURISTIQUES « VALORISATION DU LAC DE MONTBEL » : ACTIVITES, PARC IMMOBILIER, PARKINGS, ZONES AMENAGEES

Le Schéma Directeur de Développement Touristique et des Loisirs du lac de Montbel a été réalisé en juin 2017 par la Communauté de Communes du Pays de Mirepoix. Il est téléchargeable sur le site internet du Département à la rubrique « Information et Participation du Public   », dans ‘Documents à télécharger’ .

LE 3 NOVEMBRE IL A ETE CONSTATE QUE DE L’EAU SORTAIT DU BARRAGE ALORS QUE LA PERIODE D’IRRIGATION ETAIT ACHEVEE

Dès le 31 octobre, fin de la période d’étiage, il sort du barrage très exactement 20 l/s, équivalent au débit réservé.

J'AI ENTENDU QUE DES BOUES EXTERIEURES ETAIENT ACTUELLEMENT TRAITEES DANS LA STEP DE LAROQUES D'OLMES. DANS LA CADRE DE L'ETUDE DMB CETTE PRATIQUE SE DEVRA D'ETRE INTEGREE OU STOPPEE LORS DE LA MISE EN CONFORMITE DE CETTE STATION AU RISQUE DE VOIR CES EFFLUENTS ATTEINDRE UN SEUIL OU LE FACTEUR DE DILUTION NE SERA PAS RESPECTE.

Des effluents externes (type fosse de vidanges ANC, Lixiviats (Manses- SMECTOM), boues primaires petites step, effluents industriels agro) sont réceptionnés et traités sur le site de la STEP de Laroque D’olmes. Le procédé de traitement en place sur ce site permet de traiter conjointement ces effluents et ceux urbains et industriels apportés par le réseau de collecte de l’ASL.

Pour rappel ce site est autorisé à recevoir des effluents externes dont les caractéristiques (volumes + concentrations) sont cadrées par Arrêté Préfectoral selon la classification IOTA et ICPE.

Pour rappel, la station d’épuration a été construite à la fin des années 90 pour traiter majoritairement des effluents issus des activités industrielles du bassin de Lavelanet, avec des procédés de traitement très performants (aération à l’oxygène, post ozonation, sécheur…etc). La charge industrielle était alors de plus de 70% par rapport à la charge de pollution domestique.

Aujourd’hui la tendance est inversée puisque la part industrielle ne représente plus que 8% des volumes traités (5% pour les effluents externes et 3% pour les effluents industriels raccordés au réseau ASL).