Val-de-Sos lundi 27 janvier 18 heures

Trois thèmes étaient proposés : « Education », « Services publics de proximité »,  « Agriculture et pastoralisme »

La 22ème rencontre a eu lieu à Val-de-Sos, le lundi 27 janvier à 18 heures, salle des Fêtes de Vicdessos.

Trois thématiques vous étaient proposées pour cette soirée :

« Education »

« Services publics de proximité »

« Agriculture et pastoralisme »

Retour sur les échanges...

Une soixantaine de personnes réunie ce lundi 27 janvier, à la salle des fêtes de Vicdessos, pour les Rencontres de l’Ariège à Val-de-Sos. Christine Téqui poursuit ses rendez-vous avec les Ariégeoises et les Ariégeois autour des thèmes du quotidien (l’éducation, les services publics de proximité, l’agriculture et le pastoralisme) mais aussi au fil des questions posées spontanément par les uns et les autres.

EDUCATION

Comment faire pour améliorer l’attractivité de notre territoire envers les enseignants pour nos établissements qui ne fonctionnent qu’avec peu de titulaires ?

Nicole Quillien, Vice-Présidente déléguée à l’Education :  « L’installation est un choix personnel sur lequel il est difficile d’influer. Comme pour les professions médicales, nous travaillons sur une valorisation de l’Ariège et de ses territoires. C’est compliqué mais nous continuerons car c’est un travail de longue haleine ».

Christine Téqui, Présidente :  « C’est effectivement une tâche très ardue qui  nécessite la mobilisation de tous, aussi bien les collectivités locales que les acteurs socio-économiques et les services de l’Etat. On ne peut fermer des services et regretter ensuite que les territoires attirent moins de nouveaux habitants et de professionnels ».

MOBILITE

Quelle est votre position sur les 80 km/h ?

Alain Naudy, Vice-Président délégué aux Réseaux et Travaux publics :  « Malgré la baisse du nombre de tués chaque année sur les routes depuis trente ans, Edouard Philippe a décidé depuis son bureau de baisser la limitation de vitesse. Je dis souvent qu’il aurait été plus cohérent de laisser la main aux Départements dès le lancement de cette idée du 80 km/h ! Les Départements auraient pu proposer une mise à jour des vitesses limitées sur l’ensemble du territoire au regard des secteurs les plus accidentogènes. En l’occurrence, l’Etat a décidé unilatéralement et nous dit maintenant, débrouillez-vous. C’est un peu facile ! S’ajoutent à cela des préconisations très contraignantes nées des réflexions d’un collège d’experts réuni au niveau national : pas de tourne-à-gauche, pas d’arrêt de bus, pas de passage d’engins agricoles, que la délimitation centrale soit marquée de deux lignes blanches… ce qui signifie qu’il sera interdit de doubler ! Bref, sur les 2 666 km de routes départementales, nous ne devrions pas pouvoir revenir à 90 km/h sur plus de 10 à 20 km ! ».

TRANSPORTS

Ne serait-il pas possible de réfléchir et de travailler avec la Région, responsable des transports, pour améliorer les mobilités entre notre territoire et Toulouse ?

Alain Naudy, Vice-Président délégué aux Réseaux et Travaux publics :  « Les transports doivent se raisonner à l’échelle de l’intercommunalité. En Haute Ariège, nous allons prendre attache avec le Pays de Tarascon et nous descendrons en suivant. Aujourd’hui, c’est un véritable sujet surtout pour nos secteurs de montagne. Si on n’y prend garde, nous allons connaître un nouveau phénomène de dépeuplement ».

TRES HAUT DEBIT

Nous avons le sentiment que le déploiement du THD n’avance pas très vite. Pourquoi ?u’en est-il réellement ?

Christine Téqui, Présidente :  « Aujourd’hui, nous travaillons d’arrache-pied sur le déploiement du réseau de fibre optique sur l’ensemble du département. Nous faisons le pari de déployer ce THD en cinq ans, c’est un tour de force mais nous avons fait le choix d’équiper l’Ariège à marche forcée, et toute l’Ariège. J’entends que le temps ne se vit pas de la même façon selon que l’on soit la collectivité qui déploie ou le citoyen qui attend ; pour ce dernier cela n’ira jamais assez vite ». 

ENVIRONNEMENT

L’environnement apparaît désormais dans tous les discours politiques. Comment vous positionnez-vous sur cette thématique incontournable ?

Christine Téqui, Présidente :  « Il ne s’agit pas, pour moi, d’une prise de conscience récente. Le Département est mobilisé sur ces questions depuis longtemps, les rapports sur le développement durable le démontrent. Avec mes collègues, nous avons souhaité franchir une nouvelle étape. C’est le but de la Commission Prospective que nous venons de créer, avec deux thèmes fondateurs : l’utilité sociale et la transition énergétique donc. La base de la réflexion sur cette transition à réalisation est qu’elle devra être socialement juste, démocratiquement acceptable, territorialement différencié, de façon à construire des politiques publiques au plus près des populations, des besoins, des attentes et de la réalité des secteurs concernés. Le travail de la commission débute mais je fonde beaucoup d’espoir dans cette démarche partagée avec de nombreux partenaires ».

Quelle est la politique du Département par rapport au tri des déchets ? Et avez-vous un plan B pour l’après décharge départementale de Berbiac, à Manses ?

Christine Téqui, Présidente :  « J’ai rencontré la présidente du SMECTOM il y a quelques jours sur un projet de création d’un nouveau centre de tri qui aurait vocation à accueillir l’ensemble des déchets de l’Ariège, y compris le Couserans géré actuellement par le SITCOM. Une rencontre entre les deux structures se tiendra dans les prochaines semaines. L’objectif sera de trier des déchets pour les recycler au maximum et limiter donc les déchets ultimes enfouis à Berbiac ».