Pamiers mercredi 15 janvier 20h30

Trois thèmes étaient proposés : « Insertion et Pauvreté », « Mobilité, 80 km/h et Intermodalité », « Cadre de vie, Urbanisation ».

La 18ème rencontre a eu lieu à Pamiers, le mercredi 15 janvier à 20h30, salle Espalioux.

Trois thématiques vous étaient proposées pour cette soirée :

« Insertion, Pauvreté »

« Mobilité, 80 km/h et Intermodalité »

« Cadre de vie, Urbanisation »

Une soixantaine de personnes se sont retrouvées salle Espalioux en réponse à l’invitation de Christine Téqui, Présidente du Conseil Départemental. Cette soirée a donné lieu à de nombreux échanges et des questions ont été soumises aux élus départementaux présents.

 

 

SOLIDARITE ET INSERTION

Sur les chiffres du RSA, pouvez-nous indiquer le nombre de ceux qui ont quitté le champ du RSA l’an passé ?

Marie-France Vilaplana, Vice-Présidente déléguée à la Solidarité :  « En 2019, 2 000  personnes sont sorties du dispositif mais il faut savoir que certaines personnes sont en formation, tandis que d’autres retrouvent du travail, mais cela peut être en CDD. Il y a donc encore beaucoup de travail à faire en terme d’accompagnement ».

 

Comment expliquez-vous le taux de pauvreté élevé en Ariège ?

Christine Téqui, Présidente :  « La notion de pauvreté est très large puisque l’on considère aujourd’hui un certain nombre de travailleurs comme pauvres. Les raisons sont multiples, et on les connait : une question de manque d’emplois, des problématiques de formation, etc. Même si le Département ne dispose plus de la compétence économique, c’est une cause pour laquelle nous devons nous mobiliser, en tant qu’acteur public. C’est par exemple ce que nous tentons de mettre en œuvre dans le cadre de projets tels que le déploiement du Très Haut Débit. Depuis un peu plus d’un an, et l’engagement du projet, plus de 21 000 heures de formation ont déjà été réalisées, et plus de 70 emplois créés.

Jacques Laffargue, Conseiller Départemental de Pamiers 1 :  « Il ne faut pas oublier le soutien du Département aux entreprises et chantiers d’insertion. C’est un pan important de la politique de solidarité en faveur de l’insertion des personnes en recherche d’emploi ».

 

 

 

Comment comptez-vous gérer la situation des agents des Maisons de la Solidarité auxquelles vous avez retiré le suivi des allocataires du RSA ?

Christine Téqui, Présidente : « Il s’agit d’un dossier très particulier, qu’il convient d’expliciter. D’une part, le Département a alerté le GRETA, partenaire des Maisons de la Solidarité, à plusieurs reprises au fil des années sur le fait que la prestation délivrée devait évoluer. Cela n’a pas été le cas, et a même été refusé. Lorsque le marché public a été publié, le GRETA a répondu en confirmant ses positions antérieures. Il en avait le droit, mais c’était son choix. Le Conseil Départemental souhaitait néanmoins faire évoluer l’accompagnement des bénéficiaires du RSA dans leurs démarches de retour à l’emploi, en insistant notamment sur la mission de relations avec les entreprises ; chose que le GRETA a refusé de faire. Dans le cadre très réglementé des marchés publics, un autre candidat a donc proposé une offre plus qualitative et plus conforme au cahier des charges soumis par le Département. L’association A.CO.R a été classée en première position sur les différents critères édictés dans le cahier des charges. Au Département, je le répète, on ne joue pas avec les procédures des marchés publics. Il est donc faux d’affirmer, comme cela a pu être écrit dans la presse, que le Département a supprimé 8 postes au GRETA.

Ceci étant dit, nous nous sommes souciés de la situation de ces personnels. Je les ai reçus à l’Hôtel du Département, nous avons échangé et je leur ai indiqué que le Département regarderait avec la plus grande bienveillance leur candidature sur des postes vacants, conformes à leur profil et à leur expérience. De la même façon, A.COR.R a proposé de recruter les personnels qui le souhaiteraient. Il faut dire que ces offres ont été repoussées par cinq personnels du GRETA ; deux ont accepté des postes chez A.CO.R, une au Département ».

Les objectifs d’A.CO.R ont-ils été quantifiés en matière de sortie des allocataires ?

Christine Téqui, Présidente : « Pour le moment, l’objectif qui a été fixée à ce nouveau prestataire est bien de nouer le lien avec l’entreprise, dans le cadre d’accompagnement individualisé. Nous n’avons pas fixé d’objectifs quantitatifs car nous ne parlons pas de crayons mais d’humains. Dans les autres départements où intervient A.CO.R, leur taux de réussite est de 70 %. Par contre, nous avons bien quantifié le nombre de personnes qui seront suivies ».

 

 

ÉCONOMIE

Le Département profitera-t-il de l’arrivée de la fibre optique pour développer des actions en faveur du télétravail ou de locaux partagés et connectés ?

Christine Téqui, Présidente : « Le Département ne peut plus intervenir en matière de développement économique mais peut se mobiliser aux côtés des collectivités qui portent des projets de cette nature ».

 

MOBILITES

Comment se fait-il que les gares de Pamiers et de Foix, rénovées au cours des dernières années, n’aient pas été repensées dans la logique de pôle multimodal ?

Alain Naudy, Vice-Président délégué aux Réseaux et Travaux publics :  « Ces dossiers ne relèvent malheureusement de la compétence du Département. Nous pouvons inciter les collectivités à faire le choix de cette multimodalité mais nous ne pouvons pas l’imposer ».

Sur les 80 km/h et l’éventuel retour à 90 km/h, n’y a-t-il pas une forme d’hypocrisie ?

Alain Naudy, Vice-Président délégué aux Réseaux et Travaux publics : :  « Je dis souvent qu’il aurait été plus cohérent de laisser la main aux Départements dès le lancement de cette idée du 80 km/h ! Les Départements auraient pu proposer une mise à jour des vitesses limitées sur l’ensemble du territoire au regard des secteurs les plus accidentogènes. En l’occurrence, l’Etat a décidé unilatéralement et nous dit maintenant, débrouillez-vous. C’est un peu facile ».

Comment privilégiez les déplacements doux dans un département rural où les déplacements sont quasiment 100 % voitures ?

Alain Naudy, Vice-Président délégué aux Réseaux et Travaux publics : :  « Il sera très difficile d’en terminer avec le tout-voiture dans un département rural comme le nôtre. Cela ne nous empêche pas de travailler sur des plans de développement de voies de déplacements doux dans l’ensemble de nos chantiers de voirie et d’aménagement ».

Qu’en est-il du projet d’aménagement d’une voie verte entre Pamiers et Mirepoix ?

Christine Téqui, Présidente :  « Le projet avance. Nous terminerons les études en 2020, notamment sur une section qui pose quelques problèmes de gestion d’un ouvrage d’art. Les travaux débuteront ensuite en 2021, pour s’achever en 2022 ».