Mirepoix et Rieucros lundi 9 décembre 18 heures et 20h30

Trois thèmes étaient proposés pour chacune des rencontres : "Gestion de la ressource en eau", "Éducation/Restauration scolaire", "Itinéraires de promenade et de randonnée, Voies vertes". à Rieucros : "Les mobilités et les 80 km/h", "Arrivée de la fibre et du THD", "Urbanisation et cadre de vie"

Les huitième et neuvième rencontres ont eu lieu le lundi 9 décembre 2019

à Mirepoix à 18 heures, salle Paul-Dardier;

à Rieucros, à 20h30, salle des fêtes

Trois thématiques étaient proposées pour chacune de ces rencontres :

à Mirepoix :

« Gestion de la ressource en eau »

« Éducation / restauration scolaire »

« Itinéraires de promenade et de randonnée , Voies vertes». 

à Rieucros :

« Les mobilités et les 80 km/h  »

« Arrivée de la fibre et du THD »

« Urbanisation et cadre de vie ».

Retour sur les échanges ...

EAU POTABLE

En 2014, Véolia a découvert une forte concentration d’un herbicide interdit dans l’eau potable, sur un secteur qui concerne Malegoude, Moulin-Neuf ou encore Cazals-de-Bayle. Que compte faire le Département pour assurer la sécurité des citoyens ?

Benoît Alvarez, Conseiller Départemental du Sabarthès, Président de la Commission locale de l’Eau : « Il s’agit d’une problématique que le Département garde à l’œil mais il ne peut intervenir directement puisqu’il s’agit d’une compétence de l’Etat ».

 

Jean-Jacques Michau (Maire de Moulin-Neuf, Président de la Communauté de communes du Pays de Mirepoix) : « En ce moment, les mesures démontrent qu’il n’y a plus de trace de cet herbicide sur les puits de Moulin-Neuf. Par le passé, le Département et le SMDEA avait fait en sorte que l’eau potable vienne de l’usine de Pamiers ».

LAC DE MONTBEL

J’ai l’impression que le Département fait de la « Macronie » sur le dossier de la sécurisation de l’approvisionnement du lac Montbel, il a décidé, donc il fait, peu importe ce que disent les uns et les autres.

Christine Téqui, Présidente : « Emmanuel Macron et moi-même ne partageons pas les mêmes valeurs. Nous avons engagé une concertation mais cela ne signifie pas que tout le monde sera d’accord à la sortie. L’objectif de la concertation est de poser les éléments, le contexte, et tenter de travailler sur le long terme. Il est certain aujourd’hui que les échanges doivent avancer sereinement. Je souligne également que des études sont en cours, notamment sur la qualité de l’eau de Montbel et celle de la rivière Touyre. Je l’ai dit, je le répète : si les études démontrent que l’eau n’est pas de qualité, nous ne réaliserons pas ce chantier ».

Qu’en est-il de la qualité environnementale ? Quelles seront les répercussions sur la faune et la flore ?

Christine Téqui, Présidente : « Les conséquences environnementales font l’objet des mêmes études d’impact et les résultats seront analysés de très près. Nous ne jouerons pas avec la nature ».

 

Pourquoi n’utilisons pas davantage l’énergie des torrents et rivières d’Ariège ?

Alain Naudy, Vice-Président du Conseil Départemental : « Il existe un projet de cette nature en Haute Ariège. Le PDG d’EDF était en visite en Ariège il y a peu et nous l’avons incité à s’intéresser à cette démarche. J’espère que la réflexion avancera en ce sens ».

EDUCATION

La carte scolaire a été modifiée pour le collège de Mirepoix, au bénéficie des collèges de Lavelanet. C’est une grande erreur car la cité scolaire de Mirepoix connaîtra bientôt des fermetures de classes. C’est dramatique.

Nicole Quillien, Vice-Présidente déléguée à l’Education, Maire de Mirepoix : « La décision a été prise en responsabilité sur la base d’une vision large à l’échelle du territoire. Il faut savoir que l’évolution des populations fonctionne par vague et qu’il est nécessaire de s’adapter ».

La carte scolaire s’applique-t-elle aux établissements confessionnels ?

Nicole Quillien, Vice-Présidente déléguée à l’Education, Maire de Mirepoix : « Non, ces établissements n’intègrent pas les calculs de cette carte scolaire ».

Que comptez-vous faire des cantines des écoles quand on sait que certains repas viennent du Tarn ?

Nicole Quillien, Vice-Présidente déléguée à l’Education, Maire de Mirepoix : « Au sein des collèges, placés sous la responsabilité du Conseil Départemental, les repas sont fabriqués sur place avec un maximum de produits locaux, notamment en matière de légumes traités directement au sein de la Légumerie Départementale créée en 2018 à Laroque d’Olmes. Nous travaillons désormais à permettre aux restaurants scolaires des écoles primaires de s’approvisionner s’ils le souhaitent ».

VOIE VERTE

Où en est le projet de voie verte entre Pamiers et Mirepoix ?

Christine Téqui, Présidente : « Ce projet figure bien dans les orientations stratégiques et opérationnelles des trois exercices budgétaires à venir. Après les études et les procédures administratives en 2020, les travaux devraient ainsi être menés sur les années 2021 et 2022. Aujourd’hui, nous rencontrons quelques soucis d’emprise foncière nécessaire à la réalisation de cette voie ».

CENTRE-BOURG

Que mettez-vous réellement en place pour dynamiser les centre-bourgs et accompagner leur reconquête, comme à Pamiers par exemple ?

Christine Téqui, Présidente : « Les contrats ANRU ont été signés il y a quelques semaines à peine. Le temps des investissements viendra lorsque la commune déploiera et planifiera ses actions sur le cœur de ville, le Département mobilisera les moyens sur lesquels il s’est engagé ».

TRES HAUT DEBIT

Qui surveille la bonne avancée des travaux du déploiement ?

Christine Téqui, Présidente : « Les phases préparatoires sont suivies par le Département et son délégataire, Ariège THD. La réception des chantiers se fait de la même façon sous le contrôle du Département ».

Nicolas Hurault, Directeur général Ariège THD : « Dans un projet de cette ampleur, nous nous entourons d’opérateurs très professionnels, qui accompagnent les « gros » opérateurs depuis des années. Pour le reste, nous assurons des contrôles à tous les niveaux du processus pour contrôler la fiabilité technique du réseau. Nous subissons également un phénomène qui touche toute l’Europe en matière d’approvisionnement en fibre optique ».

 

Bulletins participatifs déposés dans l'urne à Mirepoix : les questions et les réponses 

Question de Simone Verdier : 

Les dispositions de la LTECV (Loi de transition énergétique pour la croissance verte) et surtout la hausse de la TGAP (Taxe générale activités polluantes) qui va passer de 17 € la tonne à 65 € la tonne en 2025 (tonne enfouie à Berbiac) nous obligeant à réduire notre production de déchets. Il nous faut donc investir massivement pour mettre en place la tarification incitative. Mais ces investissements sont très peu soutenus par le Conseil Départemental de l’Ariège. Alors que d’autres investissements le sont (par exemple l’eau). Pourquoi ?

Réponse du Conseil Départemental de l'Ariège :

Le Département aide financièrement et en en particulier le SMECTOM en matière de déchets malgré le fait qu’il n’est plus compétent en terme de planifications de déchets depuis la loi NOTRE de 2015.
D’autres organismes comme l’ADEME ou la Région lancent des appels à projets pour financer la tarification incitative, mais il faut remarquer que le Département continue à soutenir certains organismes pour les projets suivants :
• Le compostage individuel qui a eu un effet reconnu en Ariège sur la baisse de production de déchets.
• Les équipements, comme l’optimisation des déchèteries qui permet de valoriser plus de déchets.
Le Département, malgré des contraintes financières, a soutenu le financement de l’installation du site de stockage de Berbiac pour plus de 1 M€, afin de favoriser la baisse des coûts. Il a également soutenu la création du centre de tri de Varilhes, en finançant une première optimisation concernant les hangars de stockage et pourrait s’engager à soutenir la rénovation du centre de tri pour augmenter les consignes de tri et faire baisser le tonnage entrant sur Berbiac.
Le Département continue donc à financer les équipements structurants qui permettent de trier et valoriser et à soutenir des opérations de prévention. Il est même souvent seul à le faire.
Les déchets sont certes issus des consommateurs locaux, mais surtout d’un système où les producteurs sont finalement largement responsables de la production des déchets (obsolescence programmée…). La tarification incitative est certes un moyen de faire baisser la production de déchets sur les consommateurs, mais la TEOM actuelle avait aussi un avantage. Assise sur le foncier bâti, les grandes surfaces commerciales par exemple, qui favorisait le mode de consommation, participaient ainsi en plus des déchets qu’elles produisent elles-mêmes, au financement des déchets qu’elles génèrent par ailleurs.
Il est donc inexact de dire que le Département ne finance rien dans ce domaine.

Question d'Aurélia Soen : 

A quand le centre de loisirs de la commune de Mirepoix ouvert en août ? (Un impératif pour les parents travaillant et sans autres moyens de garde). A quand davantage d’auxiliaires scolaires dans les écoles maternelles. A Moulin-Neuf, il y en a 3 pour plus de 20 élèves, ce n’est pas suffisant !

Réponse du Conseil Départemental de l'Ariège :

Cette problématique est du ressort des communautés de communes. Les départements n’ont aucun levier d’action sur ce type de dossier. Il vous faut contacter directement la Communauté de communes du Pays de Mirepoix.

Question de Christine Pelletier : 

Quel organisme va gérer en 2020 l’étude de la faune et de la flore ?

Réponse du Conseil Départemental de l'Ariège :

Dans le cadre du projet de sécurisation du remplissage du barrage de Montbel à partir du Touyre, l’étude faune et flore sera engagée au 1er semestre 2020 sous la forme d’un marché public avec appel d’offre et sur la base d’un cahier des charges techniques. Ce cahier des charges a été préparé par les services du Conseil Départemental de l’Ariège après validation par le groupe Contact, le 19 novembre et le comité technique projet du 28 novembre dernier. Retrouvez les informations et actualités de ce dossier ici : http://www.ariege.fr/Mieux-vivre-ici/Gerer-les-ressources-en-eau/Projet-de-securisation-du-remplissage-du-barrage-de-Montbel-a-partir-du-Touyre

Question de Rolland Sanchez : 

Un projet éolien a vu le jour dans le fuxéen (Prat d’Albis). Par bonheur, par une levée de boucliers efficace, ce projet a avorté. Toutefois, d’autres projets ont émergé dans le Pays d’Olmes, à ce jour, ils sont en sourdine. J’aimerais connaître la position du Conseil Départemental de l’Ariège au sujet de ces projets qui auraient un impact dramatique sur notre cadre de vie.

Réponse du Conseil Départemental de l'Ariège :

Sur le projet concernant une implantation d’éoliennes au Prat d’Albis, les Conseillers Départementaux ont officiellement signifié leur opposition.
Quant à l’approche globale sur les énergies renouvelables, le Département est prêt à étudier tous les projets portés en matière d’énergies renouvelables, sous réserve notamment d’études d’impact et d’acceptation des populations locales. Cette position sera notamment exprimée à nouveau à l’occasion des débats qui se dérouleront dans le cadre de la séance plénière de ces 9 et 10 janvier 2020.