Assistants familiaux, des professionnels aux petits soins de l’enfance

L’assistant familial accueille un ou plusieurs enfants qui sont temporairement séparés de leurs parents et ont, pour des raisons diverses, été placés par les services de la protection de l’enfance. En Ariège, 234 personnes exercent ce métier au coeur de la protection de l’enfance. Ces femmes (203) et ces hommes (31) ouvrent leur foyer, leur famille, leur quotidien, à des enfants inconnus pour un temps déterminé ou indéterminé.

Retirés à leurs parents par la justice parce que ces derniers sont jugés défaillants (condamnés, psychiatriquement atteints ou malades), les enfants « placés » dans une famille d’accueil, le sont pour une durée indéterminée et réétudiée par le
juge tous les ans. Mais, ils restent sous l’autorité légale de leurs parents naturels. L’accueil de l’enfant peut être décidé par une autorité extérieure à la famille mais il arrive aussi qu’il le soit à la demande ou avec l’accord des parents.

Parce que la famille connaît des difficultés qui peuvent dans certains cas entraîner pour l’enfant un risque de carences ou de maltraitance, un juge des enfants ou le président du Département proposent de confier l’enfant à l’Aide sociale à l’enfance ou à un service privé habilité. C’est un de ces services qui confiera à l’assistant familial la responsabilité de l’accueil de l’enfant au quotidien.

Un statut, une formation

Depuis la loi de juin 2005, l’assistant familial est un professionnel de la Protection de l’Enfance ou du soin à part entière. Il bénéficie d’une formation qualifiante débouchant sur un diplôme d’État.
Il est travailleur social, membre de l’équipe pluridisciplinaire et participe à la mise en œuvre du projet de vie de l’enfant. L’assistant familial bénéficie de la dynamique et du soutien d’une équipe de professionnels, travailleurs sociaux et médico-sociaux, psychologues, médecins. Il est donc membre à part entière de l’équipe éducative.
Avant tout accueil d’enfant, l’assistant familial bénéficie d’un stage de 60 heures. Par la suite, dans un délai de 3 ans suivant l’accueil du 1er enfant, l’assistant familial reçoit une formation de 240 heures, à l’issue de laquelle il a la possibilité de passer le diplôme d’État d’assistant familial, soit par une épreuve, soit par la validation des acquis de l’expérience.
Sont dispensées de formation les personnes titulaires d’un diplôme d’auxiliaire de puériculture, d’éducateur de jeunes enfants, d’éducateur spécialisé ou de puéricultrice. L’assistant familial est toujours salarié d’un organisme public ou privé. Il bénéficie des droits et devoirs liés au statut de salarié - en particulier le droit à la formation et au soutien technique - des droits sociaux classiques et des droits aux congés, ceux-ci s’appliquant selon des modalités prenant en compte les contraintes  particulières du métier.

C’est pourquoi la loi autorise les assistants familiaux à déduire de l’impôt trois fois le Smic.